Timbre du Chili de 1981 illustrant des Moai sur les pentes du volcan Rano Raraku
1686 En 1686
le flibustier Edward Davis emporté par les vents et les courants, aperçoit et signale une terre correspondant aux coordonnées de l’île de Pâques.
Cependant la description qu'il en fait ne permet pas ultérieurement d'y reconnaître
l'île de Pâques.
1722 En 1721, le hollandais Jacob Roggeveen entreprend une expédition pour le Pacifique Sud, à la recherche d’un hypothétique continent austral qui, selon les croyances de l’époque, devait immanquablement exister pour contrebalancer le poids des terres de l’hémisphère nord. Le soir du dimanche de Pâques, le 5 avril 1722, les matelots du bord aperçoivent une terre inconnue. Cette île minuscule n’est de toute évidence pas le continent recherché et Roggeveen la nomme « Paasch Eylandt » l’île de Pâques. En approchant de l'île, Roggeveen est stupéfait de voir les immenses statues faisant dos à l'océan et se demande comment une peuplade a pu ériger de tels monuments avec si peu de moyens. Roogeveen jette l'ancre au large de l'île. Les premiers contacts avec les habitants sont amicaux, quelques insulaires montent à bord, puis un détachement de marins débarque et une échauffourée éclate, des coups de feu sont tirés faisant une dizaine de morts. Les esprits se calment et Roggeveen et sa flotte resteront finalement 5 jours sur place avant de repartir à la conquête du fameux continent fantôme, la "Terra incognita".
Timbre du Chili de 1998 commémorant l'année internationale de l'océan. Ce timbre illustre un Moai faisant dos à l'océan sur un fond orangé sur lequel sont écrit deux noms que les pascuans donnent à leur île , soit: "Te Pito O Te Henua" (le nombril du monde) et "Rapa Nui".
Fait
à souligner, malgré le fait qu'il vient de découvrir une
île jusqu'alors inconnue, Roggeween ne la revendique pas pour son pays la
considérant sans intérêt commercial et trop éloignée des routes maritimes
fréquentées.
1770 Le 15 décembre 1770, deux navires espagnols dirigés par don Felipe Gonzales, toujours à la recherche de la "Terra incognita", arrivent en vue de l’île de Pâques. Ganzales en prend officiellement possession en l’honneur de Sa majesté le roi d’Espagne en faisant signer aux insulaires un certificat de prise de possession. Ceux-ci n'ont absolument pas conscience de la teneur du document et s’en amusent en traçant des figures Rongo rongo et des dessins de sexe féminin. Les espagnols rebaptisent l'île Isla de San Carlos et trois croix sont érigées sur le mont Poïke.
1774 En
1774, le célèbre capitaine Cook, à bord de la Résolution, fait
escale à l’île de Pâques. Il mouille dans la baie qui portera désormais
son nom. Les anglais espèrent
trouver sur l'île de l’eau potable et des provisions fraîches. Ils ont
à bord des marins atteints du scorbut. Les pascuans les reçoivent
comme ils avaient reçu leurs prédécesseurs, à la fois amicaux et
chapardeurs. Fautes de vivres à se procurer, Cook repart rapidement
au bout de trois jours.
Timbre du Cambodge de 1992 sur le thème des grands explorateurs. Illustration de James Cook et de son navire.
Timbre du Congo de 1979 illustrant une peinture de William Hodges, le peintre qui accompagné James Cook. Le peintre-dessinateur qui accompagnait un explorateur devait représenter fidèlement ce qu'il voyait. Comme il est possible de le constater d'après la peinture de Hodges, mais aussi d'après les comptes-rendus écrits, les statues de l'île étaient encore majoritairement dressées sur leur Ahu lors de l'arrivée des premiers explorateurs. Ce n'est que plus tard qu'elles furent en grande partie jetées à terre.
1786 Le 9 avril 1786, l’Astrolabe et la Boussole commandées par Jean-François Galaup de La Pérouse jettent l’ancre dans la baie de Cook. Les premiers contacts sont, comme à l’accoutumée, emprunts de cordialité, bien que les pascuans se montrent toujours aussi chapardeurs. Deux expéditions sont mises en place ; la première a pour mission de visiter les monuments, plates-formes, maisons et plantations autour de la baie de Cook. La seconde était chargée d'explorer l'intérieur de l’île pour y semer des graines et examiner le sol, les plantes et les cultures. Des animaux sont offerts aux pascuans et le géographe relève avec précision le plan des sanctuaires monumentaux et de grandes habitations. Il semble que les animaux furent vite dévorés et les plantes laissées sans soin par une population insouciante. De La Pérouse et ses gens passèrent seulement quelques heures sur l'île; toutefois, les observations qu’ils firent dans ce temps très court furent très importante. Entre autre, De La Pérouse expose une solution à un des mystères de l’île de Pâques: d'après lui, il est aisé de dresser les statues « avec des leviers de cinq ou six toises (10 à 12 m) et, glissant des pierres dessous, on peut, comme l’explique très bien le capitaine Cook, parvenir à élever un poids encore plus considérable, et cent hommes suffisent pour cette opération ». C'est, cette même technique, qui fut réinventée en 1956 par Petro Atan, un pascuan, pour relever la statue de l’Ahu Ature Huki à Anakena.
À gauche, timbre français de 1942 illustrant de La Pérouse. À droite, timbre français de 1988 illustrant le trajet des voyages de la Pérouse.
1805 L’équipage
du navire américain le Nancy débarque sur l’île et
capture 12 hommes et 10 femmes dans
l’intention de les utiliser comme esclaves sur les îles Juan Fernandez
(situées au large des côtes chiliennes). Après trois jours de
navigation, les prisonniers sont relâchés sur le pont. Aussitôt
libérés, les hommes se jettent à la mer, nageant désespérément dans
la direction de leur île. Ils périront noyés. 1838 En 1838 l'amiral Dupetit-Thouars fait escale à l'île. Il ne descend cependant pas à terre, quelques pascuans monteront à bord du navire. Ce sera son seul contact avec la population locale.
1862 C'est en 1862, que se joue l'épisode le plus dramatique de l'histoire contemporaine de l'île. En effet, sept navires péruviens en quête d'esclaves font un raid sur l'île et piègent environ un millier de pascuans, dont le roi de l’île, son fils, ainsi que les prêtres et les savants de l’île, détenteurs de toute la culture ancestrale.
1863 Suite à ces évènements, en 1863, le frère Eugène Eyraud vient s'installer sur l'île dans le but d'évangéliser les pascuans. Premier missionnaire de l’île, il est dans un premier temps maltraité par les pascuans. Mais étant donné son attitude solidaire et bienveillante, il finira par être traité avec considération et respect. Le frère Eyraud fut probablement le seul occidental a avoir assisté à la compétition de l'Homme-oiseau qui se déroulait sur le site sacré d' Orongo. Cette compétion annuelle avait lieu entre des chefs de clan pour obtenir un certain pouvoir politico-religieux. Chaque année, des concurrents représentant chacun un clan se livraient une compétition féroce pour se saisir du premier œuf pondu par l’hirondelle de mer ou Manutara sur un petit îlot du nom de Motu Nui.
Timbre du Chili de 1990 dans la série "Parques nationales". Ce timbre illustre l'hirondelle de mer ou Manutara dans le parc national Rapa Nui. On peut apercevoir l'îlot Motu Nui où devait se rendre les concurrents pour y recueillir le premier oeuf du Manutara, ainsi que des pétroglyphes gravés sur les roches. A la mort du frère Eyraud, tous les pascuans sont officiellement convertis.
Timbre du Chili de 1940 commémorant 50 ans d'occupation de l'île de Pâques. Ce timbre illustre le frère Eugène Eyraud, premier évangélisateur à l'île de Pâques.
1868 En plus d'avoir malheureusement contribué à anéantir une grande partie de la population, les nations occidentales vont aussi piller les richesses du passé de l’île. Ainsi en 1868, le navire Topaze vient effectuer d'importantes études géographiques et archéologiques sur l'île, qui seront postérieurement publiées à Londres. À son bord, les anglais Purvis et Powell, font enlever une statue de l'intérieur d'une des maisons de pierre du village d'Orongo au sommet du volcan Rano Kau. L’équipage du navire détruit une maison du site cérémoniel d’Orongo pour en arracher une grande statue sacrée. Cette statue surnommée "La briseuse de vagues" fait maintenant partie de la collection du British Museum.
Timbre de Grande Bretagne de 2001 illustrant le Moai "Hoa Haka Nana" du British Museum (la briseuse de vagues).
1868, c’est aussi l’arrivée d’un aventurier français, Jean-Baptiste Dutrou-Bornier, qui débarque dans le but de mettre en place une importante exploitation agricole. Il se heurte rapidement aux missionnaires sur place. De graves incidents éclatent et les missionnaires évacuent l’île, suivis d’une grande partie des habitants. Toute l’île aurait été désertée si Dutrou-Bornier n’était pas intervenu de force pour qu’une centaine d’indigènes restent sur l'île contre leur gré afin de continuer à travailler sur l'exploitation agricole
1870 En 1870 le navire chilien O'Higgins vient faire une visite de reconnaissance à l'île.
Timbre du Chili de 1986 commémorant la tradition naval au Chili, intitulé la "Fragata O'Higgins".
1872 En 1872, un autre navire français, la Flore, commandé par T. Lappelin, viendra lui aussi effectuer une visite à l'île. Ce navire transporte à son bord l'aspirant officier Julien Viaud. Celui-ci fera de superbes croquis de l'île et assistera à l'enlèvement d'une tête de Moai dans le but de l'emporter à bord du bateau et de la ramener en France. Cette tête est maintenant exposée au Musée de l'homme à Paris. Julien Viaud sera connu beaucoup plus tard comme romancier sous le pseudonyme de Pierre Loti.
Timbre français de 1937, émis pour le fonds d'érection d'un monument à Pierre LOTI. Ce timbre illustre un buste de Pierre Loti et une vue de Constantinople.
1875 En 1875, nouvelle visite du navire chilien O'Higgins.
Timbre du Chili de 2006 représentant des Moai sur les flancs du volcan Rano Raraku.
1877 Dutrou-Bornier est mystérieusement assassiné C'est aussi en 1877, que le français Alphonse Pinart vient visiter l'île.
Timbre du Chili de 1965 commémorant l'approbation de la Loi sur l'île de Pâques par le Congrès chilien
Les
années suivantes d'autres navires viennent aborder l'île. Tel le Black Eagle
en 1877 et le Sappho en 1882. Puis en 1886,
c'est la visite de l'Américain William
Thomson à bord du navire le Mohican
1888 En 1888, il ne reste plus qu'une centaine de pascuans laissés à eux-mêmes. Le Chili décide d'annexer l'île de Pâques. Pour ce faire, le Chili achète à l’associé de Dutrou-Bornier l’ensemble du territoire à l’exception du village de Hanga Roa et de ses environs qui restent la propriété des insulaires. En 1901, le contrôle de l’île est dévolu à la Marine nationale chilienne, et en 1966, un décret chilien crée un nouveau département, celui de « l’île de Pâques, province de Valparaiso ».
Timbre du Chili de 1970 commémorant les 80 ans d'annexion de l'île de Pâques par le Chili. Cette annexion eu lieu suite aux recommandations du Capitaine Policarpo Toro.
Timbre du Chili de 1940 commémorant 50 ans d'occupation de l'île de Pâques. Ce timbre illustre une statuette de bois Moai Miro, le navire Angamos et le Capitaine Policarpo Toro.
Timbre anniversaire de 1988 commémorant les 100 ans d'annexion de l'île de Pâques par le Chili. Sur ces timbres sont représentés, le Capitaine Policarpo Toro, le navire Angamos, une carte situant l'île de Pâques, un groupe de danseurs et des pétroglyphes en haut du volcan Rano Kau.
L'île de Pâques va donc, dorénavant, être reconnue comme territoire chilien.
Timbre de 2001 montrant différents aspects de l'île de Pâques.
1897 L'île est louée à une compagnie britannique qui y fait l'élevage des moutons. La population de l'île est alors concentrée de force dans le village de Hanga Roa.
1915 En
1915 l'expédition de Katherine Coresby Routledge
Quatre timbres du Chili de l'année 2001. Le premier illustre un danseur et une rame d'apparat, symbole de pouvoir. Le deuxième montre une carte de l'île, une danseuse, ainsi qu'un agrandissement d'une tablette Rongo Rongo, le langage écrit non-déchiffré des anciens pascuans. Le troisième illustre un pétroglyphe d'Homme-Oiseau et une statuette de bois, un Moai Tangata à côtes. Le quatrième montre un pascuan, une statuette de bois en forme de lézard ou Moko et un Moai Kava Kava.
1934 En 1934, l'expédition franco-belge d’Alfred Métraux et de Henri Lavachery fit une description détaillée des monuments de l'île.
Feuillet souvenir du Chili d'un timbre de 1986 illustrant les ruines de l'Ahu Tongariki.
Feuillet souvenir du Chili d'un timbre de 1986 illustrant une danseuse pascuanne dans la carrière du Rano Raraku.
1935 Arrive en 1935 le père Sebastien Englert. Il rédigera dans les années suivantes la première étude complète des Ahu ou plates-formes qui soutiennent les statues. Il sera aussi l'auteur de plusieurs contributions majeures concernant l'île de Pâques, dont un dictionnaire de traduction et une grammaire de la langue pascuanne. Il a aussi recueilli plusieurs légendes locales.
Timbre du Chili de 1998 commémorant les 150 ans de l'ordre des Capucin au Chili. Illustration d'un Capucin donnant des soins à un lépreux sur l'île de Pâques.
D'après les légendes recueillies, les polynésiens seraient arrivés à l'île de Pâques sur des grandes pirogues à deux coques qui pouvaient transporter jusqu'à une centaine de personnes.
Timbre du Congo de 1979 illustrant des pirogues polynésiennes à deux coques, telles que James Cook a pu en voir à l'époque.
Timbre du Congo de 1979 illustrant des petites pirogues polynésiennes.
Cependant les différents explorateurs rapportent n'avoir vu que de toutes petites embarcations à l'île de Pâques. La pénurie de bois qui a sévit sur l'île en fut fort probablement la cause.
1935 En 1935, on assiste aussi à la première synthèse sur l'Île de Pâques "l'Île de Pâques et ses mystères" écrite par le Docteur Stephen Chauvet.
Timbres du Chili de 1988, 1989 et 1991 illustrant l'art de l'île de Pâques, une petite sculpture en bois, le Moai Kava Kava et un pétroglyphe du Tangata Manu ou Homme-Oiseau.
1947 En 1947 l'explorateur norvégien Thor Heyerdahl organise la fameuse expédition du Kon Tiki . Heyerdahl voulait démontrer qu'il était possible de partir d'Amérique du sud pour se rendre aux îles polynésiennes en utilisant un radeau de balsa tel que les Incas les construisaient à l'époque ancienne. Il voulait ainsi appuyer sa théorie selon laquelle une certaine colonisation des îles polynésiennes serait venu de ou via les Amériques.
Timbre du Cambodge de 1992 sur le thème des grands explorateurs. Illustration de Thor Heyerdahl et de son radeau le Kon Tiki.
Timbre de 1991 de São Tomé e Príncipe, colonie du Portugal. Ce timbre commémore aussi la traversée du Kon Tiki.
Timbre français de 1997 dans la série Polynésie Française commémorant les cinquante ans écoulés depuis l'épopée de l'expédition du Kon Tiki.
1955 En 1955, Thor Heyerdhal organise une autre expédition, cette fois sur l'île de Pâques. Lors de cette expédition plusieurs fouilles sont entreprises sur l'île et une statue d'un type jusqu'à maintenant inconnu fut déterrée près du volcan Rano Raraku, la carrière des Moai.
Timbre du Chili de 1999 illustrant des danseuses pascuanes, une carte de l'île, des statues sur un Ahu et une embarcation faite en roseau comme celles utilisées au Pérou.
Heyerdahl verra le dernier spécimen de l'arbre sacré des pascuans; le Sophora Toromiro. Anciennement, les pascuans sculptaient leurs statuettes de bois dans cet arbre au bois très dur. Heyerdahl eu, lors de son passage, la brillante idée de prélever des graines de cet arbre en voie de disparition. Grâce à ce geste, le Sophora Toromiro qui est endémique à l'île de Pâques et ne se retrouve donc nul part à travers le monde, a pu survivre à l'abri dans certains jardins botaniques.
Feuillet souvenir du Chili d'un timbre de 2002. Ce timbre illustre une danseuse pascuanne devant les Moai de l'Ahu Nau Nau, une carte géographique, une branche de Sophora Toromiro avec ses fleurs jaunes caractéristiques et un oiseau Diuca.
Timbre du Chili de 1984 dans la série "Flore et faune du Chili" représentant un oiseau Diuca.
1963 En 1963, l'expédition française de Francis Mazières vient explorer l'île.
Deux timbres de 2002 qui mettent l'accent sur la faune et la flore de l'île de Pâques. Sur le premier timbre sont représentés, une carte de l'île, une statuette en tapa et une branche d'un arbuste aujourd'hui disparu, le Sophora Toromiro. Le second illustre un pascuan avec à l'arrière plan les Moai de l'Ahu Tongariki, une carte de l'île et un oiseau Diacu.
1964 En 1964, plusieurs chercheurs universitaires canadiens organisent l'expédition médicale canadienne à l'île de Pâques appelé METEI (Medical Expedition To Easter Island).
Timbre commémoratif de l'expédition METEI.
1967 En 1967, la construction d'un aéroport international contribue grandement à désenclaver l'île et à y favoriser un certain développement.
Feuillet de quatre timbres du Chili de 1974 commémorant l'inauguration de nouveaux vols par la compagnie Lan Chile, qui desservira entre autre l'île de Pâques.
Timbre du Chili de 1972 commémorant l'instauration des vols réguliers de Santiago à l'île de Pâques et tahiti.
Timbre du Chili de 2001 en hommage à la force aérienne du Chili. Commémorant les cinquante années écoulées à partir du premier vol à l'île de Pâques.
Timbres du Chili par avion de 1955 illustrant un avion survolant un Moai.
1978 En 1978, l'équipe de Jacques Cousteau vient à son tour explorer l'île de Pâques, dont les contours sous-marins de l'île.
Timbre du Cambodge de 1992 sur le thème des grands explorateurs. Illustration du Commandant Cousteau et de son navire la Calypso.
Timbres du Chili de 1992 illustrant la vie marine autour de l'île de Pâques.
Grâce à tout ces explorateurs, le monde entier connaît maintenant davantage l'île de Pâques comme en témoigne l'émission de timbre par différents pays sur ce thème.
Timbre de la République du Tchad de 1999 commémorant les Merveilles du monde des cultures oubliées.
Timbre de grenada et Petite martinique
1990 En 1990 et en 1991 la France émet des timbres commémorant les exploits de la colonisation des îles du pacifique par les polynésiens. Le libellé "Polynésie française" accompagnant des illustrations de l'île de Pâques sur lesdits timbres porte à qui-propos et le Chili proteste contre ce qu'il considère comme une tentative d'hégémonie sur l'île de Pâques de la part de la France.
Timbres français de 1990 et 1991. Une grande partie de cette émission fut retirée du marché et brûlée suite aux plaintes du Chili, ce qui occasionne une certaine rareté de ces timbres.
Par la suite le Chili émet une série de timbre dont l'intitulé "Isla de Pascua- Territorio Chileno" ne laisse aucun doute quant à l'appartenance de l'île de Pâques.
Timbre du Chili de 1992 illustrant l'ouverture au monde de l'île de Pâques et spécifiant l'appartenance de l'île de Pâques au Chili.
1995 En 1995, l'île de Pâques est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
Timbre français de 1998 suite à la reconnaissance de l'île de Pâques comme faisant partie du patrimoine mondial. Il s'agit de l'Ahu Akivi avec ses Moai. L'Ahu Akivi est le seul Ahu situé à l'intérieur des terres et dont les Moai ne font pas dos à la mer.
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