Jean Hervé Daude

Résumé
du livre
Île
de Pâques - L'empreinte des Incas
Dans
son tout
nouveau livre : Île de Pâques – L’empreinte des Incas, Jean
Hervé Daude propose une nouvelle vision de l’histoire de l’Île
de Pâques. En effet, d’une étude minutieuse comparant de nombreux éléments de la tradition orale de
l’Île de Pâques à ceux de la tradition orale incaïque, ainsi que de
l’étude comparative des monuments de l’Île de Pâques et ceux
construits par les Incas, l’auteur fait nettement ressortir l’influence
significative de la culture inca sur l’île de Pâques.
Ainsi plusieurs
des mystères de l’Île de Pâques, concernant sa culture originale et
ses réalisations fantastiques trouvent par l’entremise de cette étude
une explication logique lorsque remis dans le contexte d’une influence
culturelle incaïque significative.
Selon la tradition orale, Hotu Matua, considéré comme le premier roi Pascuan, serait arrivé sur
l’Île de Pâques accompagné d’une centaine de personnes. Selon
l’avis général, ces premiers Pascuans, d’origine polynésienne,
auraient prospéré dans un long
et extrême isolement pendant plusieurs centaines années, ce qui
expliquerait le développement sur cette île d’une
culture très différente du reste de la Polynésie.
Or, de récentes recherches démontrent que l’Île de Pâques a
été colonisée par les premiers Polynésiens beaucoup plus récemment
qu’on l’avançait auparavant, soit vers l’an 1200. De même, il y aurait aussi tout lieu de
croire que durant cette colonisation l’Île de Pâques a été, au moins
sporadiquement, en contact avec la population de certaines îles polynésiennes.
Ainsi, il serait difficile de soutenir qu’à l’Île de Pâques se
serait développée une culture parfaitement originale si elle n’a pas
connu le si long et extrême isolement qu’on lui supposait. Une autre
explication s’impose donc. L’auteur croit que si cette culture s’est
tellement différenciée de la culture polynésienne en un laps de temps
très court, c’est qu’elle a subit un brusque contact avec une autre
culture; la culture inca.
La culture inca aurait fort probablement été introduite sur
l’Île lors du passage de l’Inca Tupac. En
effet, celui-ci ayant déjà
conquis de nombreux territoires sur le continent et désirant explorer de
nouveaux mondes, aurait pris la mer, vers l’an 1465, à bord d’une
flotte constituée de radeaux de balsa ; embarcations très manœuvrables
malgré leur apparence puisque munies de voiles et de dérives amovibles.
Il aurait navigué avec une partie importante de son armée, accompagné
notamment des Orejones : une troupe d’élite composée de membres
de plusieurs tribus andines. Ennoblis par l’Inca, ces Orejones
avaient le grand privilège, tout comme l'Inca suprême, de porter un
turban autour de la tête, le llautu,
et de se laisser allonger les lobes des oreilles.
Durant ce voyage de moins d’un an, l’Inca Tupac serait allé à Mangareva, où il semble
aussi avoir laissé certaines traces de la culture incaïque. Il serait
ensuite allé à l’Île de Pâques et y aurait laissé un certain nombre
d’Orejones.
Les
Orejones,
par leur apparence, leur habillement et la supériorité de leur culture,
ont dû très fortement impressionner les Pascuans, très probablement au
point de passer, à leurs yeux, pour des êtres surnaturels. De plus,
guerriers aguerris et disciplinés, ils n’ont certes pas dû avoir
beaucoup de difficulté à imposer leur culture et leurs rites religieux.
En effet, corps
d’élite d’un peuple plus avancé technologiquement et culturellement,
ces Orejones avaient reçu
une formation très poussée sur un continent où une population nombreuse
et un pouvoir central fort avaient permis de réaliser des ouvrages
d’envergures en terme d’édifices et d’infrastructures. Dans
l'empire inca, les Orejones, obligés de suivre un enseignement durant plusieurs années,
étaient à la fine pointe de tous les aspects techniques et culturels de
ce que la société inca avait produit en plusieurs centaines d’années
de civilisation et de conquêtes des territoires voisins, notamment dans
le domaine militaire, de la langue, de la religion, de l’histoire, de
l’architecture, de la peinture, de l’agriculture, de la géométrie,
de l’astronomie, etc.
Ils seraient donc arrivés sur l’Île avec
une expertise poussée, notamment en architecture monumentale. Ils
connaissaient aussi très bien la sculpture la pierre dure, ou andésite,
et le déplacement de lourdes charges. Tout porte à croire qu’on leur
doit la vaste majorité des constructions monumentales de l’Île ;
s’alliant les polynésiens présents sur l’Île, ils auraient ainsi été
les maîtres d’œuvre des tupa, des ahu,
des moaï et de leur pukao. Ils seraient aussi, sur l’Île
de Pâques, à l’origine du travail de l'obsidienne, de
l’observation des mouvements du Soleil, de la Lune et des étoiles, du
culte de l’Homme-oiseau et de Makemake, l’utilisation de la peinture
pour colorer les moaï et
décorer des plafonds de grottes, les représentations totémiques
d’animaux sud-américains sous forme de masques, de peintures rupestres
ou de pétroglyphes, etc., tout cela ne peut pas être uniquement le résultat
de contacts sporadiques avec l’Amérique du Sud; ces apports culturels
impliquent une implantation sud-américaine sur une période de temps nécessairement
longue.
Les Orejones
de l’Inca Tupac et leurs descendants seraient donc, selon Jean Hervé
Daude, à l’origine de l’essor phénoménal qui eut lieu sur l’Île
de Pâques, et ce, dans une grande variété de domaines culturels et un
très court laps de temps, de sorte qu’il
semble bien qu’à l’Île de Pâques, la majeure partie de ce qui
n’est pas d’origine typiquement polynésienne soit d’origine
incaïque.
De toute évidence, les Pascuans d’origine polynésienne ont eu
à composer avec la présence d’Incas sur leur Île. Ainsi, deux peuples
se sont côtoyés sur l’Île : les « Petites oreilles »,
d’origine polynésienne, et les « Longues oreilles »,
d’origine inca. Il semble aussi bien évident que les Incas ont apporté
avec eux leur religion, leurs rites et leurs totems d’animaux sur l’Île.
Par la suite l’Île de Pâques a connu un développement
original. D’une part, les Polynésiens qui ont colonisé l’Île se
sont rapidement distingués du reste de la Polynésie, modifiant ou
adaptant leurs traditions culturelles et religieuses au contact des
nouveaux arrivants, le culte de Makemake
et celui de l’Homme-oiseau en étant des exemples typiques. D’autre
part, les descendants des Incas, loin du pouvoir central imposé par l’Inca
suprême, ont dû s’adapter aux conditions particulières de l’Île de
Pâques.
Au
fil des ans les Incas et leurs descendants se mixant à la population
locale, ont peu à peu perdu leurs caractéristiques incaïques. De même
les Pascuans d’origine polynésienne et leurs descendants ont adopté,
adapté et perpétué une bonne partie de la culture des Incas même après
l’extermination des Longues oreilles.
Les Longues oreilles, après avoir été maîtres de l’Île
pendant un certain temps, ont vu leur pouvoir s’effriter au fil des
conflits culturels et politiques. Ces descendants des Incas perdirent leur
aura de supériorité, jusqu’au jour fatidique où les Pascuans
d’origine polynésienne ont repris le contrôle total de l’Île,
ne
laissant subsister que des vestiges incaïques : l’empreinte des
Incas !
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"...
un livre surprenant et captivant du début à la fin !"
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ÎLE
DE PÂQUES
L'empreinte
des Incas
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