L'île de Pâques en poème

par Jean Hervé Daude

 

 

Moai

    

Témoins silencieux

D’un destin fabuleux,

Vous voilà à jamais

Pétrifiés et muets.  

 

Pourtant à nous raconter,

Tant de choses vous auriez,

De ce monde extraordinaire

De tout temps captif de la mer.  

 

De sa vie, de sa mort,

Car ici comme ailleurs

La nuit suit l’aurore

Jh

 

 

Moai

    

Fiers et radieux,

De leurs regards sans yeux,

Ils contemplent les cieux.  

 

Figés dans leur éternité,

L’usure du temps passé,

Marque son passage à tout jamais.

 

 

Jh

 

 

 

Rapa Nui

 

Rapa Nui, rocher farouche perdu au milieu de nul part.    

Ton legs à l'humanité n'est pas avare.

Audacieux, ton peuple a dressé sur l'horizon.    

Des monuments dignes des grands panthéons.

        

Moaï tournant le dos à l'océan        

De leur Mana protégeant leur clan,    

Donnant force et vigueur      

A leurs illustrent bâtisseurs   

        

Gardiens accrochés aux flancs du volcan,  

Sans voir, fixant à jamais l'immensité de l'océan.

Apothéose d'un dur labeur,        

Oeuvres d'anonymes travailleurs.        

Jh

 

 Maea

 

Sur la plage du centre du monde,

Objet sacré, de tout temps vénéré,

Pierre ronde

Par le roi  déposé.

 

Rencontre des courants et des vents,

Du lointain passé elle m’indique la route.

Longtemps, très longtemps,

Attentif je l’écoute.

 

 

 

 

Poème 2