Un tour de l'Île de PâquesEaster Island visit
ORONGO et le rite de l'Homme-oiseau
Peintures rupestres de la grotte Ana Kai Tangata
C’est à Orongo, haut lieu mystique de l’Île de Pâques, que l’on célébrait le culte de l’Homme-Oiseau ou Tangata Manu en hommage au dieu Make Make. Il semblerait que ce culte soit apparu durant la pédiode de décadence de la construction des grands moaï de pierre. La dernière fête de l’Homme-oiseau s’est déroulée à l’Île de Pâques en 1878 et fut mentionnée par le frère Eugène Eyraud, évangélisateur sur l’Île. Le culte de l'Homme-oiseau revêtait la forme d'une compétition annuelle entre des chefs de clan pour obtenir un certain pouvoir politico-religieux. Chaque année, des concurrents représentant chacun un clan se livraient une compétition pour se saisir du premier œuf pondu par une hirondelle de mer ou Manutara sur un petit îlot du nom de Motu Nui. Le chef de clan nommé Homme-oiseau était considéré comme l’incarnation du dieu Make-Make.
L'Île est constituée d'anciens volcans, le village d'Orongo
est situé sur les flancs d'un de ces volcans, le Rano Kau. Vue
l'absence de cours d'eau sur cette île, l’eau accumulée par la pluie au
fond de ce cratère permettait aux anciens habitants de l’Île d’avoir de l’eau douce à leur
disposition.
L’ancien village d’Orongo est constitué de construction basses faites de blocs de laves empilés, dont les toits sont aujourd’hui recouvert d’herbes sauvages.
L'entrée de ces maisons est tellement petite qu'il faut marcher à quatre pattes pour y pénétrer. Elles ne possèdent aucune autres ouvertures.
Le village perché sur les hauteurs fait face à la mer et à trois îlots, Motu Nui, Motu Iti et Motu Kao Kao.
C’est en juillet que les concurrents accompagnés d’une grande foule montaient vers Orongo. Ces concurrents étaient au service des chefs de clan de l’Île. Ils étaient pressentis et autorisés à concourir par les prêtres et devaient représenter leur clan à cette compétition. D’Orongo, les concurrents descendaient la falaise abrupte et accidentée pour aller plonger à la mer et traverser à la nage vers le plus gros des îlots, Motu-Nui, dont les abords étaient à l’occasion infestés de requins. Ils arrivaient sur l’îlot avec des provisions pour un long séjour et logeaient dans des grottes pour guetter l’arrivée des oiseaux. Durant cette période, des fêtes accompagnées de chants et de récitations de Rongorongo se déroulait au village. Le premier concurrent qui ramenait à son maître un œuf intact, conférait à celui-ci le titre d’Homme-oiseau. Ce nouvel Homme-oiseau devait se raser la tête, les sourcils et les cils, et il commençait alors une vie d’abstinence entouré de tabous sacrés, devant vivre en reclus pour une période d’un an. Durant cette période, il n’avait plus de contact avec la population, sauf avec un seul serviteur. Il était nourri de façon spéciale, ne se lavait plus, ne se coupait plus les cheveux, ni les ongles L’Homme-oiseau, par le titre qu’il venait d’acquérir détenait une autorité sacrée en devenant représentant sur terre du dieu Make-Make. Il jouissait toute sa vie durant d’une grande considération qui lui apportait beaucoup d’avantages.
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