Un tour de l’île de Pâques,

sa beauté et ses mystères

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Île de Pâques.  Rien que d’entendre son nom évoque en nous l’étrange et le mystérieux…….   Avec raison.

 

Flanc du volcan Rano Raraku (Copywright J H Daude sur toutes les photos)

 

L’île de Pâques est en effet l’île habitée la plus isolée de la planète, un petit point de 13 km par 20 km à mi-chemin entre Tahiti (4,000 km) et l’Amérique du Sud (à 3,700 km). D’origine volcanique, elle est hérissée de cratères d’anciens volcans, et, sur presque tout son contour, s’étend une côte déchiquetée constamment battue par de violentes vagues.

 

 

 

Malgré leur isolement et la petitesse de leur territoire, les habitants de cette île ont élaboré des cultes complexes et ont construit par centaines d’immenses statues qui ont fait la renommée de cette île. Ils disposaient aussi d’un langage écrit non décodé à ce jour : le Rongo rongo.

Parce que découverte le soir de Pâques 1722 par l’amiral hollandais Jacob Roggeveen, l’Île lui doit son nom étrange d’Île de Pâques. À cette époque la civilisation de l'Île n'est déjà plus à son apogée et la production des grandes statues a cessé.

Beaucoup plus tard, soit en 1774, lors de son passage à l’Île de Pâques, le capitaine Cook célèbre navigateur anglais, émet l’hypothèse que les statues géantes sont l’œuvre d’une civilisation différente de celle qui se trouve sur l’Île. En effet, il ne peut concevoir que les habitants de l’Île, lesquels ne connaissaient aucun rudiment des puissances de la mécanique, aient pu élever des masses si étonnantes et de surcroît, les coiffer de grosses pierres cylindriques en formes de chapeau.

Vers 1862, une grande tragédie frappe l’Île et donne le coup de grâce à cette civilisation. En effet, des péruviens, à la recherche d’esclaves, massacrent une partie de la population et enlèvent plus d’un millier de Pascuans (habitants de l’Île). La plupart de ces captifs moururent au Pérou. Seule une quinzaine de survivants sont parvenus à retourner sur leur île suite à des pressions de divers pays pour obtenir leur libération. Malheureusement, ces survivants ramenèrent la variole avec eux. Ainsi, cette maladie dissémine le peu de population qui restait sur l’Île. Vers 1878, il ne reste donc plus qu’une centaine de Pascuans. Avec la disparition de la famille royale, des grands prêtres et des érudits disparaît aussi la possibilité de bien connaître l’histoire et la vie de cette île et de déchiffrer le fameux langage écrit Rongo rongo. Seules quelques légendes ont pu être recueillies.

Grâce à ces légendes et aux travaux des archéologues, on connaît aujourd’hui une partie de l'histoire de l'île de Pâques. Ainsi, il est maintenant reconnu que les Pascuans sont d’origine polynésienne, qu'avec des outils rudimentaires ils ont taillé et découpé des blocs de plusieurs tonnes pour en faire des statues et qu'ils ont transporté ces géants de pierre sur souvent plusieurs kilomètres.

L’Île de Pâques n’a cependant pas livré tous ses secrets. De nombreuses interrogations persistent encore sur cette île mystérieuse.

 

L’Île a su garder sa beauté sauvage, mais il s’en ait fallut de peu. En effet, différents complexes hôteliers, dont  le Club Med, auraient bien aimé s’y implanter.

 

Sa  plus grande partie de sa surface  est constituée d'un parc national et n’est pas habitée. Elle est sillonnée par des hordes de chevaux sauvages apportées par l’homme blanc.

 

 

 

 

 

 

Anciennement, presque tout le pourtour de l’Île était habité par différents clans. Aujourd’hui, on ne retrouve plus qu’un seul village sur l’Île.

 

 

 

En effet, lors du déclin de la population, des blancs, éleveurs de moutons, décidèrent de regrouper le reste de la population dans un seul endroit, le village d’Hanga Roa.

 

 

Ce village est formé de quelques petits commerces et de petites habitations. Des blocs de pierre de lave empilés les uns sur les autres servent à clôturer les jardins.

 

Le petit port d’Hanga Roa met les embarcations des insulaires à l’abri des fortes vagues.  

 

En l’absence de port adéquat, aucun gros bateau ne peut approcher de l’Île. Le matériel qui arrive par gros bateau doit donc être transbordé sur des petites embarcations pour être ensuite acheminé sur l’île.

 

 

 

Orongo et les rites de l'Homme-Oiseau