Tour de l’île de Pâques,Le volcan Rano Raraku (suite)
Après avoir dépassé ces Moai, nous arrivons à la carrière proprement dite.
Si ce n’était de la nature qui a repris ses droits un peu partout, on aurait l’impression d’entrer dans une carrière encore en activité un jour de repos.
En effet, on découvre
partout des Moai ébauchés, à moitié taillés, qui semblent prêts à partir
vers leur Ahu.
L’auteur de ce site,
près du visage d’une statue couchée, nous donne une idée de leur proportion
gigantesque. L'ancien cratère, à l'intérieur du volcan Rano
Raraku, permet de recueillir l'eau de pluie et permet aussi aux joncs de
pousser. Ceux-ci étaient essentiels à la fabrication des habitations
traditionnelles.
Sur un des flancs isolés du volcan Rano
Raraku,
un Moai insolite et très particulier fut déterré par une expédition
norvégienne. Contrairement aux autres Moai de l’Île, celui-ci possède
des jambes, a une barbichette et des yeux ronds et se tient à genoux.
On retrouve le plus grand Moai de l’Île sur un des
flancs du volcan Rano Raraku. À l’état d’ébauche, il n’a pas été
extrait de la paroi. Ses dimensions sont exceptionnelles (22 mètres de long par 3 mètres
de large et presque autant d’épaisseur), son poids est estimé à plus
d’une centaine de tonnes. Bien que des essais effectués par des explorateurs ont
permis de déplacer des statues de grosseur moyenne (3 à 4 mètres de haut)
avec les moyens disponibles à l’époque (des troncs d’arbres, des cordes et
la force humaine), peut-on concevoir que ce Moai démesuré aurait pu être
transporté par les mêmes moyens ?
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