Le Belize
Petit pays peu connu d’Amérique centrale, en bordure de l’océan Atlantique, le Belize est encadré par le Mexique au Nord, le Guatemala à l’Ouest et le Honduras au sud. Sa barrière de corail qui s’étend sur toute la longueur du pays, ses ruines mayas et son réseau de grottes souterraines le rendent particulièrement attrayant pour les amateurs de nature et de vestiges d’anciennes civilisations.
À part certains endroits où quelques complexes touristiques ont vu le jour, l’ensemble du pays reste pittoresque.
Les habitants vivent dans des conditions simples et sont sujets aux caprices de la nature.
Bureau de poste
Ainsi, le beau canal d’un bleu azur qui traverse l’île de Key Caulker résulte du passage d’un ouragan qui a carrément coupé l’île en deux. En effet, le Belize est occasionnellement soumis à des ouragans. Notre premier séjour au Belize n’a d’ailleurs duré que trois jours, l’ouragan Mitch (1998) nous ayant obligé à partir précipitamment. La barrière de corail est d’une grande beauté et regorge de poissons multicolores de toutes sortes. Vaste garde-manger pour les prédateurs, le côté continental constitue l’habitat du requin gris, alors que du côté océanique maraude le terrible requin tigre.
On retrouve au Belize un imposant réseau de grottes souterraines plus belles les unes que les autres. Certaines de ces grottes ont, autrefois, servi de refuges et de lieux de cultes aux mayas. Il faut parfois utiliser des embarcations de fortune pour pénétrer ces grottes lorsqu'une rivière les traversent.
Souvent vieilles de plusieurs millions d’années, ces grottes regorgent de stalagmites et de stalactites aux couleurs chatoyantes.
Le tapir et le lamantin sont parmi les animaux exotiques qu’il est possible de rencontrer au Belize. Gare aux promenades dans la jungle, car si le jaguar n’est pas sensé être un mangeur d’homme, les tarentules et les serpents "fer de lance", dont le venin tue en 3 minutes, foisonnent.
L'arbre-étrangleur n'est pas sans nous rappeler que dans la jungle, c'est... la loi de la jungle qui sévit. Les branches de l'arbre-étrangleur s'enroulent autour d'un arbre-porteur pour pouvoir atteindre le sommet le plus rapidement possible. De là il développe une couronne de feuilles qui va surplomber son hôte bien malgré lui. Finalement en s'épaississant les branches de l'arbre-étrangleur vont finir par littéralement étouffer l'arbre-porteur jusqu'à le faire mourir. L'arbre hôte une fois mort continuera à servir de soutien durant quelques années, le temps que l'arbre-étrangleur puisse se maintenir seul.
|