| Jean Hervé Daude Québécois d'origine bretonne, de formation multidisciplinaire, Sociologue formé à l'Université de Montréal, mais ayant aussi une formation en Droit (LL. B. UQAM) et en Art, Jean Hervé Daude est aussi, très tôt, captivé par l'histoire et la culture des peuples de différentes civilisations. Au fil des années, il commence par s'intéresser à l'art de l'Île de Pâques, puis, peu à peu, ses recherches le conduisent sur différentes pistes concernant les nombreux mystères de l'Île. Chercheur indépendant, il ne fait partie d'aucune école de pensée et ne subit aucune influence de la part des institutions et de leur tradition. Son seul objectif étant de découvrir la véritable histoire de l'Île de Pâques, même si les solutions qu'il est amené à proposer dérangent largement les conceptions établies de longue date. De part sa formation en sociologie, il accorde, lors de ses recherches, une grande importance à la tradition orale conservée précieusement au fil des siècles par les Pascuans et ne suggère donc aucune hypothèse qui nécessiterait de mettre de côté des parties substantielles de cette importante source d'information. À plusieurs reprises cette prise de position lui a effectivement permis de résoudre valablement des énigmes persistantes. Ses recherches l'ont conduit à publier plusieurs livres. Ceux-ci peuvent, tout à la fois, intéresser des chercheurs en quête d'une nouvelle vision de l'histoire de l'Île de Pâques et captiver le grand public par l'exploration des différentes énigmes et étapes qui ont conduit à leurs résolutions. Parallèlement à ses travaux de recherches, son intérêt pour l'art et le mystérieux passé de l'Île de Pâques l'ont aussi conduit a réalisé ce site d'informations pour un public curieux et passionné, intitulé bien à propos : Beauté et Mystères de l'Île de Pâques
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Sa démarche visant à cerner la véritable
histoire de l’Île de Pâques Selon la thèse prédominante
depuis des décennies, l’Île de Pâques aurait été colonisée
exclusivement par des Polynésiens et ceux-ci auraient connu un essor
culturel phénoménal pour le moins inexplicable à cet endroit perdu en
plein océan Pacifique. Cette thèse va cependant à l’encontre de nos
postulats scientifiques à l’effet qu’une petite population isolée,
vivant en autarcie et de manière précaire, ne peut produire de grandes
réalisations culturelles. De plus, une grande partie des réalisations
culturelles des Pascuans détonnent complètement du reste de la Polynésie,
et ce, non seulement en terme qualitatif, mais aussi en terme
quantitatif. En effet, bien que quelques statues de pierre affichant des
visages aux traits peu réalistes furent sculptées en Polynésie, rien
ne peut égaler la grande quantité de moai sur l’Île de Pâques
et surtout le côté réaliste de leur sculpture. Comme le spécifiait
Henri Lavachery : « les moai de l’Île de Pâques,
bien que standardisés, dégagent une impression de réalisme et de vérité
humaine qui lui semblait d’ailleurs très éloignée des œuvres de la
statuaire des autres îles polynésiennes. ». D’après lui, il
suffit de comparer la statue du British Museum à n’importe quel Tiki
marquisien pour s’en rendre compte. La même impression se dégage en
ce qui concerne plusieurs autres expressions artistiques des Pascuans.
Ainsi, certains objets en bois sculptés par les Pascuans ont aussi des
traits forts réalistes. Il en est de même de leurs tatouages.
Lavachery affirmait même que les œuvres des Pascuans attestent d’une
qualité et d’un réalisme qu’on ne retrouve pas ailleurs dans tout
l’art polynésien. Les pétroglyphes pascuans,
principalement concentrés au même endroit, à Orongo, sont très
nombreux. Aussi, l’utilisation de la peinture pour réaliser une
immense fresque, peindre des masques, des figures et des oiseaux dans
des grottes, pour décorer les moai et pour surligner des pétroglyphes,
détonnent complètement de ce que l’on retrouve dans le reste de la
Polynésie L’histoire des Pascuans n’est
pas très ancienne. Nous connaissons aussi assez bien l’histoire des
Polynésiens habitants sur les îles les plus rapprochées, ainsi que
les vestiges qu’ils ont laissés. Alors pour quelles raisons
n’arrivons nous pas à découvrir l’origine exacte des Pascuans et
de leur énigmatique culture ?
La réponse qui s’imposa à l'auteur au fil du temps fut que, tout
simplement, nous ne cherchions pas au bon endroit et qu’une grande
partie de la culture des Pascuans n’était peut-être pas typiquement
polynésienne. Sociologue de formation, Jean H
Daude a une
fervente passion pour l’archéologie et l’ethnologie, d’où son
grand intérêt pour la tradition orale, qu’elle soit
pascuane ou inca. Selon lui, ces traditions orales contiennent
des éléments importants, et même primordiaux, pour obtenir une bonne
compréhension de l’histoire de l’Île de Pâques. L’analyse de
ces traditions orales est cependant largement négligée dans les théories
explicatives qui ont cours depuis des décennies sur l’histoire de
l’Île Chercheur indépendant, cette indépendance
étant pratiquement une nécessité pour se permettre de remettre en
question des théories admises de longue date, il se consacre à tenter
de cerner la véritable histoire de l’Île de Pâques. Dans sa démarche, il considère
qu’une hypothèse qui tenterait d'expliquer de manière cohérente ce
qui s'est produit sur l'Île de Pâques, devrait tenir compte de nos
connaissances de l'histoire des civilisations en générale et de
l'histoire des peuplades de cette région du monde. Elle devrait aussi
tenir compte des recherches depuis la découverte de l'Île dans le
domaine de l'archéologie et de l'anthropologie, tout autant que les
plus récentes études sur le bagage génétique pascuan. La tradition
orale que les Pascuans se sont données la peine de se transmettre de génération
en génération pourrait être, de plus, d'une aide inestimable. Or, certaines hypothèses en
vigueur font fie d'un ou plusieurs de ces éléments importants. Ainsi, certaines hypothèses vont
à l'encontre de nos connaissances concernant l'émergence des
civilisations, certains chercheurs pensant que sur l'Île de Pâques il
a pu se passer une situation quasi miraculeuse qui déroge du développement
classique. En effet, selon ces hypothèses l'élaboration d'une culture
originale sur l'Île, comprenant l'érection de monuments
impressionnants, le développement d'une culture complexe et
l'apparition de ce qui semble être un langage écrit seraient dû au
fait que les Pascuans auraient élaboré cette culture originale due à
leur extrême isolement. Or, nos connaissances de l'histoire des
civilisations sont à l'effet que tout au contraire seules de grandes
civilisations possédant une vaste population et un pouvoir central fort
ont permis d'élaborer de tels oeuvres. Qui plus est, les Pascuans eux-mêmes
ont mentionné qu'un autre peuple arrivé après les premiers
colonisateurs auraient été les maîtres d'œuvre des moai et
que les tablettes Rongo rongo auraient été apportées sur l'Île par
les premiers colonisateurs et que donc en aucun cas ces éléments
culturels n'ont été élaborés sur l'Île. Dans le domaine de la génétique,
notre analyse critique de la recherche effectuée en 1994 sur des
squelettes d’anciens pascuans fait ressortir que cette recherche ne
permet absolument pas de démontrer que les Pascuans étaient
d’origine exclusivement polynésienne. Entre temps, des recherches génétiques
récentes pointent vers l’Amérique pour expliquer la présence de
certains gènes amérindiens dans le bagage génétique ancien des
Pascuans. Donc, non seulement certains éléments culturels permettent de faire un lien entre l’Île de Pâque et l’Amérique du Sud, mais la génétique commence elle aussi a établir un tel lien. Certains évènements rapportés par la tradition orale pascuane, jusque maintenant demeurés incompris, trouveraient ainsi leur pleine explication. JHD
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Une journée bien spéciale chez Jean Hervé Daude ![]()