|
Les rapports des premiers explorateurs concernant les Moai Kavakava
La
fonction de ces statuettes dans la vie religieuse reste obscure.
Cependant, les rituels dont elles faisaient l’objet sont quelques peu
connues grâce aux allusions faites par ceux qui eurent l’occasion de
vivre avec les Pascuans avant leur conversion, de même que par les propos
recueilli auprès de Pascuans se souvenant de certains éléments de leurs
traditions. Ainsi,
un certain rituel est mentionné par le missionnaire Eugène Eyraud qui a
prêché sur l’île de Pâques à partir de 1863. En effet, celui-ci
tenait les propos suivants:
Malgré leur évangélisation,
les pascuans continuent a attacher beaucoup d'importance à leur petites
statuettes. Ainsi, 14 ans après l'arrivée du premier évangélisateur le
frère Eugène Eyraud, Alphonse Pinart souligne lors de son passage que :
Alfred Métraux, qui fit une
expédition sur l’île de Pâques en 1934, a recueilli des propos
concernant ce même rituel. Ainsi, d’après ses informateurs, il semble
que lorsque les Pascuans retiraient les statuettes de leurs emballages en
tapa, ils les berçaient comme des enfants et faisaient entendre des
chants-récitatifs. Métraux a
aussi recueilli des informations supplémentaires. En effet, il semble que
ces images étaient exhibées au cours des fêtes, notamment à l’époque
de la récolte, lorsqu’on offrait les prémices des fruits. Les propriétaires
des statuettes aimaient aussi les montrer et leurs faisaient une place
d’honneur lors de ces fêtes ou cérémonies. Ils les attachaient sur
eux pour danser avec elles, et pouvaient en porter jusqu’à une
vingtaine. [2]
[1]
Eyraud, Eugène.
Lettres au T.R.P, Congrégation du Sacré-Coeur de Jésus et de Marie,
Annales Association de la propagation de la foi, vol.38, Lyon 1866 :
52-61 et 124-138. [2] Métraux, Alfred. L’île de Pâques, Editions famot,1975, p. 181-182
Les légendes des Moai Kavakava
|