Musée du Malgré Tout

Les pièces de l'Île de Pâques des Musées Royaux de Bruxelles

Texte et photos  Ó Jean Hervé Daude

Mata'a

 

 

Ce présentoir fait étalage des fameuses pointes de lance en obsidienne, appelées Mata'a. L'obsidienne, ou verre volcanique, était disponible à profusion sur l'Île Pâques. De nombreux instruments et pointes d'armes étaient réalisés à base de ce matériau.

Ces pointes meurtrières semblent avoir été fabriquées en grand nombre dans le passé. D’après Alfred Métraux, les pointes d’obsidienne étaient même, à une certaine époque, l’objet le plus commun que les visiteurs pouvaient trouver sur l’Île en se promenant.

" Bien que le verre soit surtout connu comme étant un matériau fabriqué, il existe plusieurs types de verre formé naturellement; le verre volcanique, ou obsidienne, est un de ceux-là. Ce verre se forme lorsque la chaleur intense d’un volcan fait fondre du sable. L’obsidienne est dure, noire et luisante. Elle a des bords tranchants lorsqu’elle se casse; pour cette raison, elle fut utilisée sur l’Île de Pâques pour la fabrication d’armes et d’outils. Entre autres, elle a pu être facilement travaillée pour faire des pointes de lance appelée Mata’a.  Aussi, l’iris de l’œil des statuettes de bois traditionnelles était fait d’obsidienne, alors que le blanc de l’œil était en os de poisson. " Extrait de :  Île de Pâques, la forêt disparue.

 

 

 

Ces pointes, fabriquées à partir de pierre dure et solide, servaient d'outils utilisés, entre autres, pour sculpter les moaï.

 

 

Les pièces de l'exposition (suite)